L'Évolution du Système Gaulliste : Entre Légitimité Historique et Réseaux de Pouvoir (1940-2002) L'histoire du gaullisme ne se limite pas à la figure du général de Gaulle ; elle décrit la mise en place d'une culture politique singulière, mêlant l'exercice d'un pouvoir exécutif fort à l'influence de réseaux parallèles souvent qualifiés d'opaques par leurs détracteurs. Ce rapport analyse la trajectoire de ce système, depuis la méfiance originelle de Franklin D. Roosevelt en 1940 jusqu'à la consolidation du "fief" haut-savoyard sous l'ère chiraquienne, en passant par les fractures internes qui ont marqué la transition vers Georges Pompidou et la création de la "machine" RPR. I. Les Racines de la Méfiance : Roosevelt face à l'« Apprenti Dictateur » (1940-1945) Dès l'exil de Charles de Gaulle à Londres en juin 1940, une opposition frontale naît entre le Général et le président américain Franklin D. Roosevelt. Cette hostilité,...
L'analyse du gaullisme comme un système de réseaux occultes, parfois qualifié de « politico-mafieux » par ses détracteurs, trouve ses racines dans la méfiance profonde du président américain Franklin D. Roosevelt dès 1940 et s'est cristallisée après 1958 avec la mise en place de structures parallèles comme le SAC et la Françafrique. La vision de Roosevelt : De Gaulle comme « apprenti dictateur » Dès l'exil du général de Gaulle à Londres en 1940, Roosevelt manifeste une hostilité radicale à son égard. Il le considère non pas comme un libérateur, mais comme un « autocrate arrogant » et un « apprenti dictateur ». Pour le président américain, de Gaulle est un « néo-bonapartiste » qui utilise la guerre comme tremplin pour instaurer un pouvoir personnel sans mandat électif. Cette méfiance a conduit Roosevelt à envisager des solutions radicales pour neutraliser l'influence du Général : Le projet « Wallonie » : Roosevelt a sérieusement envisagé le démantèlement de la France ...